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Groupe frigorifique — cours élèves
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Groupe frigorifique - Parcours Élève
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Fonctionnement, lecture de données et signalement
Document d’autoformation autonome. Toutes les données d’exercice et leurs corrigés sont inclus. Aucun cours présentiel n’est inclus ni obligatoire. Les cas et valeurs sont fictifs et ne constituent pas des réglages à appliquer sur une machine.
Prérequis : lire des unités, multiplier et diviser. Les leçons expliquent les calculs, qui se réalisent sur papier.
01. Définir le groupe et ses interfaces
Un groupe frigorifique n’est pas un appareil isolé de son usage. Dans ce cours, le terme désigne principalement un groupe de condensation à compression de vapeur, relié à un évaporateur distant. Il rassemble le compresseur et le condenseur, souvent avec ventilateurs, réservoir, organes de protection et commande. Une machine monobloc peut réunir d’autres fonctions. Commencer par tracer la frontière de l’ensemble évite d’attribuer au groupe une panne qui appartient à la chambre, au détendeur ou à la distribution d’air.
Le groupe reçoit de la vapeur par la ligne d’aspiration et fournit du liquide sous haute pression vers la détente, dans le modèle étudié. Le compresseur assure la circulation en établissant une différence de pression. Le condenseur transfère de la chaleur à son environnement. L’évaporateur retire la chaleur de la zone à refroidir. La détente relie les deux niveaux de pression et alimente l’évaporateur. La chaleur n’est donc pas détruite : elle est déplacée, avec une consommation d’énergie.
On distingue trois frontières utiles. La frontière frigorifique suit le fluide ; la frontière électrique suit l’alimentation, la commande et les protections ; la frontière d’exploitation suit le besoin, le produit, l’air et l’environnement. Un diagnostic complet confronte les trois. Un contacteur fermé ne démontre pas une circulation correcte du fluide, et un compresseur en marche ne prouve pas que la puissance répond au besoin.
Exercice de repérage : une chambre possède un évaporateur intérieur, un groupe extérieur, un thermostat et une conduite liquide. Où la chaleur du produit quitte-t-elle finalement le système ? Réponse : au condenseur, vers l’environnement de rejet. Le thermostat indique ou commande un besoin ; il n’absorbe pas lui-même cette chaleur. Dessiner ensuite quatre blocs et les relier dans l’ordre compresseur, condenseur, détente, évaporateur, puis retour au compresseur.
02. Lire une identification sans inventer les valeurs
La plaque identifie une machine précise. Relever la marque, la référence complète, le numéro de série, l’alimentation, les indications de fluide et les limites présentes. Conserver les suffixes : ils peuvent distinguer une tension, une version ou un équipement. Une photographie lisible et le schéma correspondant valent mieux qu’une désignation approximative comme « groupe de trois chevaux ».
La puissance frigorifique décrit un transfert thermique. La puissance électrique décrit une énergie absorbée par unité de temps. Elles ne sont pas interchangeables. Un courant nominal ne permet pas, seul, de calculer exactement la consommation réelle ; la tension, les phases, le facteur de puissance et le régime interviennent. La pression maximale admissible n’est ni une consigne de fonctionnement ni une instruction d’essai.
Dossier fictif G-01, utilisable pour tous les exercices : groupe de condensation à air, compresseur à vitesse fixe, réservoir liquide, un évaporateur distant, commande par thermostat et électrovanne liquide avec arrêt par basse pression de service. Les valeurs commerciales réelles, la charge, les seuils et le fluide ne sont pas fournis. Les températures de saturation nécessaires aux calculs sont déjà données par une table fictive vérifiée dans l’énoncé. Ne pas déduire un fluide de ces valeurs ni les utiliser sur une machine.
Créer une fiche en trois colonnes : information connue, origine, information à rechercher. Pour G-01, « condenseur à air » est connu par l’énoncé ; la pression maximale admissible reste à rechercher. Une case vide ne devient pas une valeur par habitude. Le bon résultat d’un exercice peut être « décision impossible sans cette référence », si la dépendance est expliquée.
03. Suivre l’énergie et comparer des puissances
En régime stable et dans un modèle simplifié, la puissance rejetée par le condenseur correspond à la puissance absorbée à l’évaporateur augmentée de la puissance transmise au fluide par le compresseur. Les pertes vers d’autres surfaces compliquent le bilan réel. Cette relation explique pourquoi le rejet est supérieur au seul besoin frigorifique et pourquoi un local technique mal ventilé peut devenir très chaud.
Exemple fictif : l’évaporateur retire 4,8 kW et le compresseur apporte au cycle 1,7 kW. Le condenseur doit rejeter environ 6,5 kW dans ce modèle. Si le ventilateur absorbe en plus 0,15 kW, l’électricité totale du groupe vaut 1,85 kW. Le rapport 4,8/1,85 vaut environ 2,59 pour cette frontière. Ce rapport instantané ne prédit pas la performance annuelle ; les températures, arrêts, auxiliaires et charges changent.
La puissance se mesure en watts ou kilowatts ; l’énergie se mesure notamment en kilowattheures. Une absorption moyenne de 1,85 kW pendant six heures représente 11,1 kWh. Le résultat suppose que cette moyenne couvre bien la période. Multiplier une puissance maximale de plaque par vingt-quatre heures donne une estimation souvent très différente d’un relevé réel.
Exercice : un groupe absorbe 2,2 kW durant quatre heures et 0,12 kW durant les vingt autres heures. Calculer l’énergie journalière. Corrigé : 2,2 × 4 + 0,12 × 20 = 11,2 kWh. Une comparaison avec un autre jour exige de connaître température extérieure, chargements, consigne et durée. Une baisse de consommation obtenue en ne respectant plus le besoin n’est pas une amélioration du service.
04. Comprendre le rejet de chaleur et l’air extérieur
Le condenseur à air échange avec l’air qui traverse ses surfaces. La température de l’air réellement aspiré compte davantage qu’une mesure prise loin de la machine. Un souffle chaud recyclé vers l’entrée augmente la température locale. Un obstacle peut aussi modifier la circulation. Un ventilateur qui tourne reste un indice incomplet : le sens, la vitesse, le passage d’air et l’état de l’échangeur doivent être cohérents avec le fonctionnement prévu.
Les distances, supports et conditions d’implantation viennent de la notice exacte. Aucun dégagement universel n’est donné ici. Un capot ajouté pour protéger du soleil ou de la pluie peut dégrader la ventilation. Le bruit se transmet aussi par le support et les tuyauteries ; remplacer un compresseur sur la seule impression sonore est une conclusion trop rapide.
Dossier A : à 14 h, l’air du site est à 31 °C, l’entrée du condenseur à 39 °C, sa sortie à 47 °C. Un écran placé récemment renvoie le soufflage vers l’aspiration. Le groupe fonctionne longtemps et l’alarme haute pression apparaît certains après-midi. Les températures sont des observations fictives, pas des critères de conformité. L’écart entrée/site est 8 K ; l’écart sortie/entrée est également 8 K, mais ces écarts ne décrivent pas la même chose.
Question : quelle hypothèse prioritaire documenter ? Corrigé : le recyclage d’air est plausible parce que la modification et la hausse locale concordent. Vérifier l’implantation prévue et comparer les conditions avant/après correction autorisée. Le dossier ne démontre ni une surcharge en fluide ni un compresseur usé. On ne modifie pas une protection pour permettre au groupe de continuer dans un environnement défavorable.
05. Distinguer commande, séquence et protection
Le thermostat exprime un besoin lié à sa sonde et à ses paramètres. La commande transmet ce besoin à des organes. Les protections peuvent empêcher une action quand une condition n’est pas satisfaite. Les temporisations peuvent retarder une mise en marche normale. Lire ces états dans l’ordre évite de considérer toute attente comme une panne.
Dans le montage fictif G-01 à arrêt par évacuation du liquide de l’évaporateur, la demande ouvre l’électrovanne liquide. La pression d’aspiration augmente et la commande de basse pression de service permet le démarrage, selon les seuils prévus. À la fin de la demande, l’électrovanne ferme ; le compresseur continue un temps, puis s’arrête au seuil bas prévu. Cette description de principe n’est pas un câblage ni une procédure de réglage. D’autres architectures commandent autrement le compresseur.
Le pressostat basse pression peut remplir une fonction de service, de sécurité ou les deux selon le montage. Une alarme haute pression n’est pas un réglage à relever pour « avoir plus de froid ». Réinitialiser sans comprendre peut masquer un défaut répétitif. Sauvegarder heure, code, conditions, état des sorties et historique avant d’effacer des informations utiles.
Exercice chronologique : à 10 h 00 la demande disparaît et l’électrovanne ferme ; à 10 h 01 le compresseur s’arrête ; à 10 h 08 la demande revient ; à 10 h 09 le compresseur redémarre. Est-ce nécessairement une panne ? Non. Cette chronologie est compatible avec le principe décrit, mais les durées admissibles se vérifient dans le dossier réel. Une séquence cohérente ne suffit pas à certifier l’étanchéité de l’électrovanne ou l’état général du groupe.
06. Construire une mesure exploitable
Une mesure exploitable réunit une grandeur, une unité, un point, un instant, un instrument et un état de fonctionnement. « Pression basse » est une interprétation sans preuve si la référence manque. « Température de conduite 8 °C à l’entrée du compresseur, après stabilisation, mesurée avec telle sonde » décrit déjà mieux le fait. Noter aussi les portes, le chargement et le dégivrage.
La surchauffe compare une température de vapeur et une température de saturation correspondant à la pression au même emplacement. Pour les mélanges concernés, la référence vapeur est le point de rosée. Le sous-refroidissement compare la référence de saturation liquide, ou point de bulle, à la température du liquide. Mélanger une pression prise au groupe avec une température éloignée sans considérer les pertes de pression peut fausser le calcul.
Dossier B : au point d’aspiration retenu, la conversion correcte de pression donne une saturation vapeur de −8 °C ; la conduite vaut +1 °C. La surchauffe est 1 − (−8) = 9 K. Au point liquide retenu, la référence liquide vaut 42 °C et la conduite vaut 36 °C. Le sous-refroidissement est 42 − 36 = 6 K. Il n’est pas possible de déclarer ces valeurs conformes sans le modèle, le régime et les critères applicables.
Une sonde mal fixée, une conversion erronée de pression relative en absolue, un mauvais fluide choisi dans l’outil ou un transitoire peuvent produire une valeur crédible mais fausse. Le premier contrôle est la qualité de la donnée. Une nouvelle mesure doit répondre à une question précise, et non allonger une liste sans améliorer la décision.
07. Comprendre la circulation du fluide et de l’huile
Le débit frigorigène dépend de l’ensemble du circuit. Une restriction, un défaut d’alimentation de l’évaporateur, une perte de charge ou une mauvaise adéquation de composants peut limiter le résultat alors que le compresseur fonctionne. Le voyant liquide, lorsqu’il existe, n’est pas un instrument universel de charge. Son aspect doit être interprété avec la notice, le régime et les autres observations.
L’huile participe au fonctionnement du compresseur ; une partie peut circuler dans le système. La conception des tuyauteries doit permettre le retour prévu dans la plage de fonctionnement. Une grande conduite peut limiter une perte de pression tout en réduisant la vitesse à faible débit ; une petite conduite peut augmenter la perte de charge. On ne choisit donc pas un diamètre à partir de la seule taille d’un raccord.
Pour une étude, rassembler longueur équivalente, dénivelé, capacité, plage de charge et prescriptions du constructeur. Les appareils à variation de capacité imposent d’examiner plusieurs régimes. Les pentes, dispositions et accessoires ne se copient pas d’un autre chantier. Ce cours apprend à identifier les données nécessaires ; il ne fournit pas un plan de tuyauterie valable pour tous les groupes.
Si une intervention a modifié le circuit, relier la chronologie au symptôme : changement de longueur, déplacement d’un évaporateur, remplacement d’un composant ou opération sur le fluide. Le fait qu’une panne survienne après une intervention justifie une vérification ciblée, mais ne suffit pas à attribuer une responsabilité. Conserver les références et les réglages antérieurs facilite l’analyse.
08. Préparer la sécurité et les limites de travail
Un groupe combine électricité, pression, température et pièces mobiles. Le risque lié au fluide dépend de sa nature et de la situation. Lire le dossier, identifier les sources d’énergie et organiser la mise en sécurité avant une ouverture ou une intervention. Un arrêt de thermostat ne constitue pas une séparation sûre de toutes les énergies. Un ventilateur peut redémarrer automatiquement.
Les exercices de ce document sont exclusivement documentaires. Ils ne demandent ni branchement d’instrument sur un circuit, ni ouverture d’armoire sous tension, ni manipulation de fluide. Les contrôles réels sont réservés aux personnes compétentes et autorisées utilisant les procédures et équipements adaptés. En présence de danger, la priorité est de sécuriser et d’alerter selon l’organisation du site, pas de compléter le tableau d’exercice.
Une maintenance planifiée prévoit les conséquences pour les produits et les utilisateurs. Définir le responsable du transfert éventuel des marchandises, la communication d’arrêt, les moyens d’intervention et les conditions de remise à disposition. La remise en froid n’annule pas l’historique thermique d’un produit ; sa décision d’utilisation relève du protocole qualité compétent.
Exercice : le site demande de maintenir un groupe qui déclenche régulièrement, en reliant les bornes d’une sécurité. Réponse attendue : ne pas neutraliser la protection. Consigner les symptômes disponibles sans s’exposer, déclencher la procédure d’assistance et prévoir la continuité adaptée au besoin. Une pression commerciale ne transforme pas une hypothèse en autorisation technique.
09. Raisonner sur les pannes courantes
Un groupe silencieux peut ne pas recevoir de demande, attendre une temporisation, être privé d’alimentation ou être arrêté par une protection. Partir du besoin et de l’état de commande avant de conclure à une panne moteur. Dans un dossier électrique, comparer ce que le schéma prévoit avec les états constatés par la personne autorisée. Une valeur isolée ne permet pas de retracer tout le circuit.
Un groupe qui tourne sans satisfaire le besoin appelle plusieurs familles d’hypothèses : charge thermique nouvelle, circulation d’air insuffisante côté évaporateur, rejet de chaleur dégradé, alimentation frigorifique ou capacité effective insuffisante. Examiner les changements d’exploitation et les conditions extérieures en même temps que la machine. Le remplacement d’une pièce coûteuse doit reposer sur une preuve plus forte que « le froid est insuffisant ».
Des cycles très courts peuvent correspondre à des conditions de commande, à des protections ou à un déséquilibre du système. Compter et dater les démarrages, relever la cause d’arrêt, puis rechercher le critère constructeur. Un seul cycle ne décrit pas la journée. Des vibrations peuvent provenir de fixations, d’un contact entre conduites, d’un ventilateur ou du compresseur ; localiser sans toucher des éléments dangereux.
Le diagnostic se rédige en cinq phrases : fait observé ; hypothèses compatibles ; observation qui les distingue ; résultat obtenu ; conclusion avec degré de certitude. Exemple : « Entrée d’air nettement plus chaude que l’ambiance, écran récent et recyclage visible. Hypothèse prioritaire : rejet perturbé. Vérifier le dégagement prescrit, corriger l’implantation après accord technique, puis comparer à charge et ambiance voisines. Aucune conclusion sur la charge en fluide à ce stade. »
10. Organiser l’entretien et réceptionner le résultat
L’entretien vise les fonctions : échange thermique, circulation, commande, protections, tenue mécanique et traçabilité. Sa fréquence dépend de l’environnement, de l’usage et des prescriptions. Un site poussiéreux peut demander une surveillance différente d’un local propre. Ne pas annoncer une périodicité universelle. Garder une base de comparaison est souvent plus utile qu’une liste cochée sans observations.
La fiche de préparation précise ce qui sera examiné, le moyen autorisé, le critère documentaire et le résultat à conserver. Les méthodes de nettoyage doivent respecter les surfaces et composants concernés ; un jet inadapté peut détériorer un échangeur ou une partie électrique. Le simple aspect propre ne prouve pas que l’échange et la régulation sont revenus au fonctionnement prévu.
Après intervention, vérifier que les protections et capots prévus sont rétablis, que les réglages sont identifiés et que le besoin est évalué sur une période pertinente. Comparer des régimes comparables. Documenter les réserves plutôt que d’écrire « tout est bon » après quelques minutes. Une vérification différée peut être nécessaire pour couvrir une ambiance plus chaude ou un chargement habituel.
Fiche de réception fictive : date ; référence ; défaut initial ; action autorisée ; ambiance et charge ; relevés avant/après ; critères consultés ; protections vérifiées selon procédure ; résultat ; réserves ; responsable du suivi. Si un critère manque, noter « à confirmer » avec l’action attendue. Un rapport utile permet à une autre personne de comprendre ce qui a été démontré et ce qui reste ouvert.
11. Atelier élève : interpréter une journée
Données complètes du dossier C : groupe G-01 ; chambre à consigne documentaire +4 °C ; capteur de référence fictif validé pour l’exercice. À 8 h, ambiance 24 °C, entrée condenseur 25 °C, chambre 4 °C, porte fermée. À 12 h, ambiance 32 °C, entrée 40 °C, chambre 7 °C, porte fermée. À 12 h 15, présence d’un obstacle derrière le rejet ; aucune information sur les pressions. À 16 h, après intervention autorisée sur l’implantation, ambiance 31 °C, entrée 32 °C, chambre 5 °C. Les produits n’ont pas été mesurés.
Travail autonome : recopier les données dans un tableau ; calculer chaque écart entrée/ambiance ; distinguer trois faits de deux hypothèses ; rédiger un signalement de cinq lignes. Ne consulter le corrigé qu’après avoir formulé les limites. Aucune mesure réelle n’est demandée.
Corrigé : les écarts valent 1 K, 8 K et 1 K. La hausse locale à midi et l’obstacle sont des faits ; le recyclage d’air est une hypothèse plausible soutenue par la chronologie. Une fuite de fluide ne peut pas être affirmée. Le retour à 5 °C est une amélioration observée, mais ne prouve ni le maintien de 4 °C dans toutes les conditions ni la température des produits. Une suite utile est une observation à conditions comparables et selon les critères documentés.
Exemple de signalement : « G-01, consigne documentaire 4 °C. À midi, chambre 7 °C et air d’entrée 40 °C pour une ambiance de 32 °C. Un obstacle au rejet a été observé. Après correction autorisée, l’entrée est à 32 °C pour 31 °C d’ambiance et la chambre à 5 °C. Maintien de la consigne et état des produits non démontrés ; suivi nécessaire. »
12. Atelier élève : calculer et expliquer
Dossier D : pour un régime fictif, puissance frigorifique 3,6 kW, apport du compresseur au cycle 1,2 kW, autres consommations électriques 0,18 kW. Le compresseur est supposé absorber 1,2 kW pour cet exercice simplifié. Il fonctionne cinq heures ; les auxiliaires considérés fonctionnent dix heures. Calculer le rejet thermique simplifié, le rapport frigorifique/électrique pendant la marche et l’énergie des consommations données.
Corrigé détaillé : rejet = 3,6 + 1,2 = 4,8 kW. Puissance électrique en marche = 1,2 + 0,18 = 1,38 kW. Rapport = 3,6/1,38 ≈ 2,61. Énergie = 1,2 × 5 + 0,18 × 10 = 7,8 kWh. Le dernier résultat n’inclut que les consommations explicitement données ; on ne lui ajoute pas une durée inventée.
Expliquer maintenant pourquoi « moteur de 1,2 kW » ne veut pas dire « froid de 1,2 kW ». Le moteur fournit de l’énergie au processus qui déplace une chaleur supplémentaire depuis la zone froide. La quantité déplacée dépend du fonctionnement. Le rapport précédent est sans unité puisque deux puissances dans la même unité sont divisées. Il n’est pas un pourcentage et n’est pas limité à un.
Autoévaluation de l’atelier : un point pour chaque grandeur correctement nommée, un point pour chaque formule avec unités, un point pour chaque résultat et un point pour une limite explicite. En cas d’erreur, refaire d’abord la distinction kW/kWh. Il est préférable de corriger une confusion de grandeur avant de multiplier les exercices numériques.
13. Évaluation finale sans le corrigé
Répondre aux 16 questions. Barème : deux points par question, un pour le résultat ou l’idée principale, un pour la justification ou la limite. Repère de révision : 24/32, avec reprise de toute erreur de sécurité. Il s’agit d’une autoévaluation documentaire, sans habilitation délivrée.
1. Où un groupe à condensation à air rejette-t-il la chaleur ?
2. Pourquoi noter la référence complète ?
3. Une pression maximale admissible est-elle une consigne ?
4. Calculer le rejet pour 5 kW retirés et 2 kW apportés au cycle.
5. Calculer l’énergie à 1,5 kW pendant 8 h.
6. Pourquoi relever l’air à l’entrée du condenseur ?
7. Une attente de démarrage prouve-t-elle une panne ?
8. À quoi sert la chronologie d’une alarme ?
9. Calculer la surchauffe si saturation vapeur −5 °C et conduite +4 °C au même point.
10. Calculer le sous-refroidissement si saturation liquide 40 °C et conduite 34 °C.
11. Un voyant seul impose-t-il une recharge ?
12. Que faire si l’on demande de neutraliser une sécurité ?
13. Pourquoi distinguer fait et hypothèse ?
14. Un diamètre de tuyau se choisit-il par le raccord seul ?
15. Deux journées de consommation différentes prouvent-elles une économie due à la réparation ?
16. Quels éléments concluent un rapport utile ?
14. Corrigé et reprise des erreurs
Comparer après avoir terminé. Une formulation différente est recevable si le raisonnement reste exact et les limites explicites.
1. Vers l’air qui traverse le condenseur ; ce rejet inclut la chaleur retirée à la zone froide et l’apport du compresseur dans le modèle simplifié.
2. Les versions peuvent différer. La notice, l’alimentation et les limites doivent correspondre à la machine précise.
3. Non. C’est une limite indiquée pour l’équipement, à distinguer des paramètres de fonctionnement et des procédures d’essai.
4. Environ 7 kW dans le bilan simplifié ; les frontières et pertes du système réel doivent être précisées.
5. 12 kWh, si cette puissance est constante pendant la période.
6. Sa température décrit l’environnement réellement reçu ; l’air du site peut être plus frais si le soufflage est recyclé.
7. Non. Une temporisation ou une séquence normale peut l’expliquer ; vérifier demande, commande et conditions prévues.
8. Elle relie le défaut au régime, aux événements et aux changements, et guide un contrôle discriminant.
9. 9 K. Ce calcul ne fournit pas à lui seul un jugement de conformité.
10. 6 K, avec la bonne référence liquide et un point de mesure cohérent.
11. Non. Il doit être interprété selon le régime, la documentation et d’autres observations ; la cause doit être établie.
12. Ne pas la neutraliser ; organiser la mise en sécurité, le signalement et la continuité du besoin selon les procédures du site.
13. Un fait est observé ou calculé à partir de données ; une hypothèse doit être vérifiée avant de fonder une réparation.
14. Non. Le dimensionnement dépend notamment du débit, des pertes de charge, du tracé et du retour d’huile dans la plage prévue.
15. Non si les conditions diffèrent ; comparer les facteurs d’usage et une période représentative.
16. Résultat démontré, conditions, critères consultés, actions, réserves et suivi ; ne pas transformer une donnée manquante en certitude.
15. Dossier de synthèse autonome
Sur le dossier G-01, produire un schéma des quatre fonctions, une fiche d’identification distinguant les inconnues, un calcul énergétique et un rapport sur un des cas. Utiliser seulement les données présentes. Joindre une hypothèse et le moyen documentaire de la vérifier. Aucun chantier ni matériel réel n’est nécessaire pour terminer le travail.
Critères de relecture : les frontières sont nommées ; les unités sont correctes ; les sources des valeurs sont repérables ; les faits ne se confondent pas avec les hypothèses ; la conclusion ne prétend pas démontrer plus que les données. Corriger toute proposition de réglage universel ou de neutralisation de protection.
Le PDF transmet des connaissances. La réussite de ces exercices ne démontre pas la maîtrise des gestes ni l’autorisation d’intervenir. Les opérations réelles restent soumises à la compétence, aux procédures et aux exigences applicables au site.
Documentation de référence
Consultée le 25 septembre 2026. Documents constructeur propres à des familles précises ; aucune approbation du cours par les fabricants n’est revendiquée.
- Danfoss - Identification et installation Optyma : Notice de familles déterminées : repérage de plaque et nécessité de suivre les conditions propres au modèle. Aucune cote de cette notice n’est généralisée.
- Copeland - Outdoor condensing unit, AE5-1412 R4 : Repère documentaire sur implantation, tuyauteries et versions. Les caractéristiques de ce matériel ne sont pas des valeurs universelles.
- Danfoss - Ressources groupes de condensation : Point d’entrée vers les notices de commande et les documents de sélection ; choisir la référence correspondant à la machine.
Fiches de travail
Le PDF comprend une fiche d’identification, un relevé de mesures et une fiche de diagnostic à compléter sur les dossiers fictifs.
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